vendredi 25 novembre 2016

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes 
              

                     Alors que nous pleurons la perte de Dda Mohdakli ATH IKHLEF, d’autres (ses Parents) se réjouissent de le rencontrer derrière le voile.

                  Très triste est la nouvelle. La dernière fois que je l’ai vu, il m’avait demandé, de discuter avec lui à propos de certaines choses de la vis et de prendre soins de ma mère. Que DIEU TOUT PUISSANT prenne soins de toi, car j’y crois fermement vu ta modestie infaillible.
« On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aime et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime. »
Victor Hugo
                  Il est toujours difficile de trouver les mots justes lorsque l'on est en période de deuil et que l'on doit accepter le décès d'un proche, oui un proche, ou bien adresser une lettre de condoléances à sa famille endeuillée. La douleur est trop forte et les mots manquent. Comment verbaliser ce qui semble ne pas avoir de sens, mais restons croyants en dieu, restons musulmans. Chacun ayant sa façon d'appréhender la perte d'un être respectable, moi, ma façon et de dire le  MOT « DDA MOHDAKLI » est vraiment MERITE et non pas un slogan attribué par coutumes. La bonté qu’il dégageait de son regard, rien que ça, déjà faisait Reigner un certain comportement de grandeur de personnalité de modestie non déchiffré par beaucoup de gens.

                                   Que dieu t’accueil dans son vaste paradis. Alors je te dis à dieu.

mercredi 9 mars 2016

YIDIR YIDIR YIDIR AD YIDIR...


         


 Devant la porte ouverte de la mort
                      Il est décédé, il est mort. Yidir est mort… j’entends cette phrase dans ma tête. J’imagine, la phrase la plus prononcée au village, lorsque la nouvelle, QUELLE NOUVELLE ! est tombée.
                Bien que je suis à plus de 1000kms de ton cercueil, je sens que je suis plus proche de toi que l’est certains que tu qualifiais de    BELLES COUVERTURES DE LIVRES QUI NE REFLETAIENT PAS LES CONTENUS POURRIS. chose que tu me disais a chaque fois qu on se voyait.
                Aujourd’hui, ils seront tous présent à ton enterrement. Tes amis, tes ennemis, ceux qui         t aiment, ceux qui te detestent, les vieux ,les jeunes, les villageois, les citadins lesgens des villages voisins…tous ,seront là. ainsi est faite la vie . ON NE SE REJOUIT PAS DE LA MORT D UN HOMME.
 Tes proches, ceux-là qui n’arrivent pas, comme moi, a digérer cette mort subite que tu n’as pas choisie. Ils seront  là aussi, au cimetière pour t’enterrer. Mais moi, je ne serai pas présent sur les lieux. Le destin a choisi que je sois ici a plus de 1000kms, car simplement je ne saurai ni te mettre au fond de ta tombe, ni regarder les autres le faire. Jamais je ne pourrai regarder ton père dans les yeux, même le regarder de loin, et voir sur son visage s’exprimer son cœur qui se déchire tout en faisant semblant d’accepter ta mort. En camouflant son chagrin de père (martyré) …
            En ce moment ton père souffre en silence.je le  sens d’ici à plus de 1000kms du village.
         J’écris juste ceci Yidir pour te dire que toi tu es passé de l’autre côté de ce monde, et moi, ici je prends ta place pour partager et ressentir la douleur de ton père, chose que tu auras faite si c’était quelqu’un d’autre de cher à ton père qui est parti. Le froid que ressent ton père je le ressent d’ici, a plus de 1000kms  de lui.je l entends d ici dire au gens : c est la vie ,elle est faite ainsi et on doit l accepter.
          j entend d ici a plus de 1000kms, meme ce que ne dit pas ton pere.je l entend faiblir en meme temps je lentend faire le fort devant ses enfants. je l entend faiblir, je lentend partir en silence.
                                    ET JE N'OSE RIEN DIRE DE TA MERE
           OH DIEU! donne la force a DDA AMMAR pour pour qu il soit fort.

           A dieu nous appartenons, à lui nous retournerons. Un jour, nous prendrons ce chemin. Et jusqu’à la, nous fumons du thé… ET LA VIE CONTINUE.




Ne pleure pas, si tu m'aimes !
Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le ciel !
Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche !
Si un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi ?… tu m'as vu… tu m'as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir ni m'aimer dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand, un jour que Dieu seul connaît et qu'il a fixé, ton âme viendra dans ce ciel où l'a précédé la mienne… ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfigurer dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant, d'instant en instant, avec toi, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie !
Alors… essuie tes larmes, et ne pleure plus… si tu m'aimes !…

Saint Augustin

mardi 23 octobre 2012


La maladie de Gaucher
Une maladie qui vient de toucher un habitant du village de timegras.elle necessite un traitement periodique et un soutient au malade.
La maladie de Gaucher est une maladie de surcharge lysosomale, fréquemment présente chez les juifs Ashkénazes1, en rapport avec un déficit enzymatique en glucocérébrosidasedue à une mutation autosomique récessive du gène lié à l'enzyme β-glucosidase acide, et conduit à une accumulation de son substrat, le glucocérébroside (un lipide) dans la rate, lefoie, les poumons, la moelle osseuse, et, plus rarement, le cerveau. Les manifestations de cette maladie sont très variables, de la forme létale à la naissance jusqu'à l'absence totale de signe. L'identification de cinq types de maladie de Gaucher permet de porter un pronostic et une conduite à tenir.
Les complications cardio-pulmonaires se rencontrent dans toutes les formes mais avec des degrés divers de gravité
La maladie de Gaucher est une maladie héréditaire due à une cérébrosidose, qui est une variété de lipoïdose. La lipoïdose est la pénétration, l'infiltration, des cellules d'un organe ou d'un tissu par certaines variétés de lipides (corps gras) comme les cérébrosides, les phosphatides ou le cholestérol.
Le diagnostic de cette maladie est posé pour la moitié des individus avant 10 ans. En ce qui concerne la France, pour l'année 2002, environ 200 patients ont été recensés et 135 ont bénéficié d'un traitement dont le but était de remplacer l'enzyme manquante
Il existe classiquement trois types nécessitant des prises en charge différentes et des pronostics différents. Récemment[Quand ?], deux autres types ont été décrits.
Le type 1, ou forme non neuropathique chronique, est le plus fréquent et touche aussi bien l’enfant que l’adulte. Si ce type ne fait pas de discrimination ethnique, sa prévalence reste plus élevée chez les personnes de descendance est-européenne. Le type 2 (avec atteinte neurologique d’évolution aiguë) et le type 3 (avec détérioration neurologique d’évolution subaiguë) touchent tous deux le système nerveux central. Les enfants qui sont atteints du type 2 de la maladie atteignent rarement l’âge de deux ans.
Le type 3 est associé à une détérioration neurologique d’évolution variable. On a décrit un foyer de prédilection de la maladie de Gaucher de type 3 dans la région de Norrbotten, en Suède La forme péri-natale associe une anasarque et des anomalies de la peau ressemblant à une ichtyose ou à un bébé collodion. La forme cardiovasculaire associe des calcifications de l'aorte et de la valve mitrale, une splénomégalie, une cataracte, une hydrocéphalie. Cette forme est associée avec la mutation D409H/D409H.

jeudi 5 juillet 2012

jeudi le 05 juillet 2012

Du révolu pour fêter l indépendance

Journées de l’indépendance

Ces journées ont eu pour effet de replonger le village dans l‘époque des années de plomb du parti unique qu’on croyait révolue à jamais.

        Certes le pays vit le multipartisme depuis presque vingt ans. Et normalement c’est la diversité culturelle qui doit imposer la diversité des avis de voir les choses. Mais quand  on plonge dans le fond de la société, on découvre que les gens, même les personnes qu’on croit militantes de la démocratie trouvent du mal à ne pas utiliser les pratiques du system lors des années du parti unique pendant tout événement. Elles se trouvent même dans l’incapacité de se remettre en cause quand une de leurs propositions n’engendre que du négatif.
      
 Inna yas winna :    -ay mazal anzar wis kan mad yighzif laamer…
    
 Cinquante années sont écoulées depuis l’indépendance à ce jour. Oui, cinquante longues années pour un village qui a offert 1/3 de ses hommes sans compter les femmes pour que l’Algérie vive dans la dignité et la prospérité. Mais. Apres ces cinquante longues années, le village se retrouve avec plus d’1/3 de sa population qui vie sous le seul de pauvreté.oui et ce cas sociale reste un secret de polichinelle pour tous. La pauvreté que certains doux rêveurs utilisent pour maintenir le cap de leur domination sociale économique sur le pauvre villageois.oui plus d’1/3 des jeunes du village sont sans emploi et plongé dans une monotonie qui fait d’eux des futures psychopathes.
       La réussite pour laquelle les martyrs sont mort n’est ni les galas et les danses quotidiennes, ni faire allusion à leurs noms dans les atmosphères non convenable.la réussite pour laquelle nos martyrs sont morts, c’est celle des bacheliers dont personne n’a eu l’idée de récompenser à l’occasion de ces cinquante années. Oui, il y a cinquante ans, personne n’avait le titre de bac dans ce cher village. Aujourd’hui, en 2012 trois candidats seulement l’ont raté et ce malgré l’ignorance qui bat le plein .ils sont mort aussi pour qu’aucune administration ne renvoie le citoyen dans le calvaire de la bureaucratie coloniale.ils sont mort pour que le pluralisme et les horizons d’expressions libres et justes s’installent à la place de l’unique avis et de la décision unique de l'unique. 
       Certes l’ère du parti unique n’est plus, mais sa doctrine reste toujours dans les agissements de beaucoup de personnes qui se disent opposantes au système qui prouve sa stérilité même de nos jours.les pratiques du parti unique viennent de refaire surface.
La marginalisation de ceux qui proposent d’autre avis et pratiques, surtout démocratiques et progressistes sont mis à l’écart. Juste le ridicule qui passe.    
      « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu », malheureux les moudjahidines -encore vivant- qui ne peuvent intervenir. 
       Chers martyrs, merci d’être mort pour qu’on puisse chanter et danser à notre guise. Merci de nous offrir avec votre mort un combustible pour prendre la place des élites dans la société et ce grâce à l’utilisation de votre absence et de vos os.
        Chers martyrs, excuser nous si dans cent ans on ne fêtera que le soldat inconnu, car on aura oublié vos noms.
Gloire à vous chers martyrs
Et surtout, pardonner nous.

lundi 2 juillet 2012


L'INTROUVABLE




La mort absurde des Aztèques

par   Mouloud Mammeri


            Ce court essai de Mouloud Mammeri, en introduction à sa pièce de théâtre, Le Banquet, publiée à la Librairie académique Perrin en 1972 — texte devenu introuvable —, nous est apparu d'une certaine actualité par ses réflexions sur la violence, la différence, la mondialisation et le terrorisme.

        “Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles”. Cette découverte tardive de la maturité désenchantée de l’Occident, les Aztèques en avaient fait la base de leur conception du destin. L’histoire c’était une succession de soleils qui naissaient dans la douleur, qui, de savoir en naissant que le temps qui leur était imparti était mesuré, mettaient à vivre une sorte d’exaltation forcenée. Le monde pour survivre avait besoin du concours des hommes, qui jetaient chaque jour dans la gueule d’une mort insatiable des cœurs arrachés chauds de leurs poitrines. Un concours qui ne souffrait pas de distraction  une minute de fatigue ou d’oubli, de pitié seulement, et le soleil ne se levait plus  le monde entier retournait à la nudité glacée du néant. L’angoisse renaissait à chaque aube, parce qu’à chaque aube les aubes n’avaient jamais que le sursis d’un jour. L’est, où jaillit la lumière, c’était le lieu des angoisses aztèques, à l’est chaque jour se jouait le drame du monde et de sa survie. La capitale des Aztèques, Mexico, était la cité hallucinée des sursitaires de la mort. Le monde vivait son cinquième soleil, ni pire ni meilleur que les autres. Les Mexicains tenaient a bout de bras l’univers, à coup de guerres, de prières, de discipline et de cruauté. Mais ils savaient que les rivières de sang de leurs prisonniers sacrés ne pouvaient que prolonger le répit; un jour le cinquième soleil, après vécu, mourrait. La certitude et l’attente n’enlevaient rien au tragique de leur mort. Au contraire. La lucidité exacerbait l’horreur et la dotait de rigueur insoutenable. D’autres nations du vieux monde ont passé; les forces souvent semblables des adversaires, des lois communes de la guerre, et comme un minimum d’humanité en deçà duquel aucune des parties ne pouvait descendre, tempéraient les arrêts de l’histoire : Carthage ni les Étrusques, les Perses ni les Pharaons n’ont entièrement sombré. Les Aztèques eux, ont été effacés de l’histoire en quelques mois; en quelques semaines il en fut d’eux comme s’ils n’avaient jamais été.
         Tout conjurait à cette illustration exemplaire de la mort des civilisations. Ils étaient d’une autre planète : jamais l’idée ne les avaient effleurés que, par-delà la mer, il existât d’autres hommes. Ils étaient tellement différents qu’aucun scrupule ne freinait le désir de les anéantir. Ils habitaient un canton perdu du monde : on pouvait dans l’ombre y perpétrer tous les crimes; on y perpétra le plus grand, qui était de les détruire.
       De l’autre côté les Blancs d’Europe en étaient à l’aube innocente de leur conquête du monde : ce n’était pas de la bonne conscience, qui suppose un arrière-fond d’inquiétude, ce n’était pas de conscience du tout. Tuer de l'idolâtre, c’était comme le tigre : une entreprise d’assainissement. Et aux idolâtres le reste donné par surcroît, le reste c’est-à-dire le salut de leur âme. Ils perdaient cette vie mais c’était pour l'éternité de l’autre : ils gagnaient au change. De là la rigueur géométrique de la mort des Aztèques. Un monde qui s’accepte condamné en face d’un autre qui se pense investi par Dieu... une vraie expérience de laboratoire! Il suffit de lire n’importe lequel des chroniqueurs du temps... Bernard Diaz par exemple, fidèle compagnon de Cortès. On subit comme un choc insoutenable cette avancée régulière du mécanisme absurde. Ce n’est pas une guerre, c’est une marche funèbre... Le huitième jour du signe d’Ehecalt, funeste “parce qu’il est placé sous le signe de Quetzalcoalt, le maître des vents et des tempêtes”, Herman Cortès entrait dans Mexico, à la tête de quatre cent fantassins, douze cavaliers et quatre mille alliés indiens. Le Huit d’Ehecalt c’est aussi le Deux de Quecholli, mois du Flamant migrateur, des amants et des courtisanes. Dans le calendrier des Espagnols c’était le 8 novembre 1519.
         L’an Trois-Maison, au mois du changement des fleurs, le jour appelé UN-Serpent, les troupes de Cortès, d’abord chassées de la ville, y revenaient. Elles traversaient à gué les canaux comblés par les cadavres de leurs ennemis. Après une résistance acharnée et les souffrances inouïes de son peuple, l’empereur Guatemozin se rendait à merci, Mexico était détruite. Dans le calendrier des Blancs c’était le 13 août 1521.

Ce jour-là...
“Nous nous mîmes tous en mouvement à l’endroit où l’eau se partage, arrivâmes au lieu de la bataille... et ce fut la dispersion... Les eaux sont remplies d’hommes, remplis d’hommes sont les chemins. C’est de cette manière que finit le Mexicain... La ville mourut”.
Ce constat de huissier il faut le peser son juste poids... “La ville mourut...”
Entendez que ce fut dans les affres : “ Les vers pullulent dans les rues et sur les places, les murs sont éclaboussés de cerveaux...

Nous avons mangé du bois,

Mâché du chiendent salpêtreux,

Des briques de terre, des lézards,

De la poussière, des vers...”

"… toutes les morts sont absurdes… "

Entre ces deux dates il se sera écoulé un an, huit mois et cinq jours. Il aura suffi de vingt mois pour effacer de la surface de la terre une manière de vivre que les hommes avaient mis plus de vingt siècles à sécréter :

“ O mes amis, où est-elle la terre où on ne meurt pas?...

On vient naître, on vient vivre sur terre,

Pour peu de temps on emprunte

La gloire de Celui pour lequel on vit...

En l’herbe printanière nous nous sommes convertis”.

       Quand les soldats espagnols sont entrés pour la première fois dans la ville, la peur, la stupeur, l’émerveillement, aussi une obscure jalousie se partageaient leur cœurs : ces va-nu-pieds, cannibales par piété, qui ignoraient que le Christ fût jamais venu racheter leur pêchés, ni qu’il y eût au monde un roi d’Espagne sur l’empire de qui bientôt le soleil ne se coucherait jamais, avaient créé une civilisation stupéfiante. Comment supporter l’insupportable accord de l’erreur avec une apparente bénédiction?
        Ce fut assez pour signer la mort absurde des Aztèques. Toutes les morts sont absurdes. Celle-ci l’est plus qu’une autre, parce qu’elle n’est pas seulement sans raison, elle est contre raison. On peut tricher avec les mots et ployer des arguments, dont la nature est d’être ployable; on peut à coups de sophismes amadouer le non-sens ou le crime, ils n’en sont pas moins insensés. L’incapacité des Aztèques à conjurer le mal, mieux : leur inconsciente complicité à en hâter l’avènement, nous remplissent de stupeur et de colère : nous acceptons mal de nous cogner en vain la tête contre le mur d’une Nécessité dont notre raison refuse la raison. C’est depuis Eschyle l’unique sujet de la comédie grecque. Les hommes s’agitent, ils jouent à projeter, à vouloir et à décider. C’est en vain : dans les rets d’un destin que les dieux ont tissé sans leur demander leur avis ni se soucier des battements fugaces de leurs cœurs, ils vrombissent...jusqu’à la mort.
Mais la Grèce c’est le passé légendaire de l’humanité, celui des temps où les dieux et les héros erraient parmi les hommes. Les Aztèques c’était hier, nous vivons encore l’aventure qui les a vu combattre et disparaître. Leur histoire est la nôtre. Ils n’ont eu que le privilège fatal de venir les premiers et de s’offrir sans ruse et sans paravent aux coups d’un destin dont nous subissons encore les arrêts. Ils offrent la version nue d’une tragédie devenue planétaire : tous maintenant nous savons que nous sommes mortels, qu’il faut soutenir à bout de bras l’univers, pour l’empêcher de sombrer dans les retombées délétères d’une fission d’atome qui n’est que l’image de la fission de notre raison. Si demain un doigt plus distrait ou plus inconscient que les autres appuyait sur le bouton, il suffirait de beaucoup moins de temps qu’il n’en fallut aux Aztèques pour disparaître. Car la mort des Mexicains nous éclaire sans nous enseigner, elle ne nous sert pas à conjurer la nôtre : nous vivons des poisons qui la fondent.
   Le jeu, dit-on, est ancien : il dure depuis qu’il y a des hommes, et qui s'entre-tuent. Comme si la longévité d’un crime était sa justification. Et puis les crimes d’antan par chance intéressaient des quartiers parfois très exigus de l’univers. Le reste demeurait terra incognita : une réserve de barbarie. Finis ces balbutiements! depuis le milieu du dix-neuvième siècle nous avons par le fer, le feu, le plastic, l’avion et le transistor achevé l’inventaire du monde. Désormais nous pouvons faire, nous faisons déjà, qu’il ne règne plus parmi les hommes que deux ou trois façons de voir le monde et de le vivre. Les variantes même s’amenuisent, car pour les différences ce sont des hérésies partout passibles de mort, à tout le moins d’excommunication. C’est une folle entreprise. Désormais toute différence que nous effaçons — par quelque moyen que ce soit — est un crime absolu : rien ne la remplacera jamais plus, et sa mort accroît les risques de mort pour les autres. Car qui sait si, dans la culture barbare que nous exécutons d’une giclée de canon dédaigneuse, il n’y avait pas une formule de notre salut. Car il est clair qu’à mesure que les années passent, des portions de plus en plus vastes d’humanité se fourrent dans les voies royales de la civilisation occidentale technicienne, matérielle, efficace et programmée. Elles s’y fourvoient aussi probablement, car de plus en plus apparaissent les manques, les frustrations et les servitudes d’une culture dont naguère ne s’imposaient que les prestiges. Les repus sont fatigués de leur réplétion même. Les autres n’ont qu’une hâte : rejoindre l’Occident dans les délices de la société de production. Les choryphées des lendemains qui chantent leur ont délibérément sacrifié les aujourd’hui qui grincent... et demain n’arrive jamais. Ceux des hommes du tiers monde qui contestent les valeurs de l’Occident, au nom d’une authenticité souvent mythique et quelquefois fabriquée, leur sont plus que d’autres asservis, parce qu’ils en subissent les contraintes sans disposer des moyens de les contrôler.
       Car l’efficacité du système tient d’abord à sa cohérence. La pensée occidentale est par essence unifiante et réductrice. Elle a inventé le Dieu unique et dévastateur, le Dieu jaloux. Il n’y a de place en elle que pour une seule vérité. Pour elle le crime de l’autre c’est son altérité : l’autre est toujours intolérable. Il est la fêlure qui menace de bris la fermeture stupidement ronde de notre être. S’il est, c’est que nous ne sommes pas l’absolu. Aux Occidentaux la seule idée de leur relativité colle la panique. Ils auraient tort d’être inquiets, ils ont réussi par-delà la mesure et leur propre attente. Ils n’ont même plus besoin d’avoir recours aux méthodes frustres d’antan, ils ont même inventé un mot pour les stigmatiser : le
génocide. Le génocide a eu raison de l’homme américain. Mais en d’autres cas sa réussite n’a été que partielle : la traite a saigné l’Afrique, elle n’a pas liquidé tous les Noirs. Et puis le moyen est voyant. Heureusement avec le progrès nous avons trouvé beaucoup mieux. Puisque, n’est-ce pas, nous ne sommes que des hommes, nous sommes les hommes, ceux qui ne sont pas comme nous doivent capituler dans leur être, devenir nous, s’ils ne veulent pas disparaître. Il faut pour leur bien les miner de l'intérieur, et qu’ils sentent que leur dernière chance de salut est dans l’adoption de nos valeurs. L’intégration, l’assimilation, c’est le nouveau nom du monisme blanc. Que la violence affinée se soit depuis peu transportée dans l’ordre des symboles ( ou plutôt qu’elle se soucie désormais de doubler le poids de l’épée de l’insinuation des valeurs) n’enlève rien à sa nature dévorante. On serait tenté de dire au contraire. Car maintenant les barbares conspirent à leur éclipse. Le premier pas qu’un sauvage fait pour échapper à ce qu’il sent désormais comme sa solitude, alors que c’était jusque-là sa condition, est aussi celui qui le mène à sa destruction. Au plus loin qu’il soit relégué, et qu’il le veuille ou non, il a acquis de l’espace et des hommes une perception inquiète et planétaire, inquiète parce que planétaire. Il sait que de par le vaste monde grouillent des foules dont sa culture l’exclut. De là ce qu’au tréfonds de son subconscient il traîne comme une blessure, sa déréliction, il n’y a que la distance d’un jet de flèche. La machine de l’intégration est déclenchée. Ensuite il suffira du hasard d’un esprit plus aventureux ou plus inconscient que les autres, plus inquiet peut-être aussi, pour installer dans tout le monde le mécanisme d’une mort d’abord lente et puis explosive, triomphante. Car quel clan sauvage perdu dans la forêt amazonienne peut vraiment prétendre qu’il ignore l’homme blanc et ne sent point à distance le poids de sa volonté d’être et de se répandre? En ce petit canton de l’univers que nous sommes devenus, plus rien de ce qui est humain ne nous est vraiment étranger. Notre terre est enfin ronde. Nous en avons exploré tous les coins et nous y voilà pris. Le poète berbère l’a dit dès les premiers temps de la conquête de l’Algérie :

“Il n’y a plus d’endroit où fuir :

De tous les côtés le soir tombe...”

L’espace inventorié est devenu le champ clos de nos duels. Les échappatoires, jadis foisonnantes, puis comptées et minces, sont devenues nulles. Au bout de toutes les issues la logique de l’homme blanc nous attend... et ses armes.

"… celui que la rivière emporte s’accroche même aux branches épineuses… "

Mais il y a mieux. Il y a que, si l’autre, par une espèce de fidélité héroïque ou désespérée, refuse de jouer le jeu de la civilisation, il n’évite pas la capitulation, il ne fait qu’en changer les formes. Rien n’y fait : le dernier des Mohicans est pris ou piège de sa propre résistance. Car quand l’autre nié se crispe sur tout ce qu’il croit être lui, quand il se fige dans l’opposition stérile, quand il assume indistinctement le meilleur et le pire ou le plus étrange d’une nature qu’il s’invente à rebours, il travaille à son existence enchantée, c’est-à-dire coupée des réalités juteuses et denses. Par peur de disparaître il se condamne à l’hibernation. Il se rapetisse, se folklorise et s’ensauvage à souhait. Toutes ses énergies, il les consume à demeurer. Il perd le désir et bientôt le pouvoir d’inventer. Exilé du présent, débouté de l’avenir, il recrée et mythifie un passé-ghetto qui, sous couleur de l’identifier, l’engeôle. La réserve c’est encore un piège, tendu par des conquérants honteux : les frustrés y tombent quelquefois. C’est à tort. Il fait beau s’indigner ensuite que les Bretons croient trouver dans le nazisme une des voies de leur celtitude. Ce n’est pas aux Celtes qu’il faut s’en prendre, c’est aux Latins et aux Angles qui les ont acculés aux solutions aberrantes, absurdes ou désespérées. Un proverbe de mon pays dit que celui que la rivière emporte s’accroche même aux branches épineuses. C’est la projection malsaine de l’ordre de leurs vainqueurs qui relègue les Celtes dans les franges du folklore ou les combles des solutions passéistes ou réactionnaires. Et il y a de par le monde des continents entiers de Celtes, nous sommes tous des Celtes. Ainsi, à l’égard de toutes les foules de Celtes qui errent parmi le monde, la dernière manoeuvre de la civilisation blanche, la plus feutrée, la plus subtile, consiste à les fasciner de loin, à les frapper de stupeur et d’immobilité. C’est une forme de mort qu’une fidélité littérale, ou bien la vision romanesque d’un fantôme de soi que l’on va quêtant dans la légende, au lieu d’enfoncer hardiment son désir dans le terreau d’un présent qui l’étanche et du même coup le nourrit. Au lieu de ces caricatures grinçantes, oniriques ou souffreteuses d’un monde frappé de fadaise et d’aberration, elles présenteraient les figures possibles de notre avenir entrevu et comme un des termes du choix auquel tous bientôt nous serons acculés. Mais acculés, nous le sommes déjà. La réduction des Barbares, sous quelque forme qu’elle advienne, nous confronte désormais au vrai dilemme. To be or not to be. C’est un Blanc qui l’a dit. Le sauvage n’est plus? Aux civilisés de jouer seuls maintenant devant l’avenir et le vide où naguère encore foisonnait l’imprévisible splendeur de nos diversités, lourdes de tous les enfantements. Car, que le Blanc le veuille ou non, sa civilisation réussit tout, excepté à le rendre heureux. Comme les Aztèques d’il y a quatre cents ans, et pour des motifs moins sublimes, il tient de nouveau le monde, en tout cas son monde, à bout de bras. Il n’a pas trouvé le secret d’accorder le bonheur avec l’abondance, et nous avec lui. Le travail même, qui fonde ses richesses, l’empêche d’en jouir. On lui pèse le loisir à l’once, on le lui programme et on l’engeôle dans la parenthèse crochue de quinze jours l’an, on le lui vend par paquets ficelés, pasteurisés, pesés. D’avance on a calculé ses élans, ses fantaisies, on lui inocule la ferveur à doses socialement rentables, comme le chien de Pavlov on le dresse à baver de plaisir au signal. Laissez les hommes, ces enfants mal grandis, un instant croire qu’ils sont faits pour le jeu, la joie, l’air libre, la chaleur des hommes, la moiteur des rêves ou leur splendeur. Gavez-les d’aises étiquetées. La volupté les ramènera bientôt à la volupté morose du labeur à la chaîne. Là du moins ils ne sont pas acculés à l’horreur d’inventer à leurs risques et périls; on a tout prévu pour eux. Mais, s’il n’y a plus de nègre fou pour danser les nuits et les jours, les travaux et les deuils, plus de touareg habité de mirages, de misère et de vent, qui dira aux civilisations que le travail est une damnation, que nous étions d’abord fait pour l'Éden, que ce n’est pas une raison parce qu’on nous en a exilés, pour baver d’aise après les affres de notre exil, que cela est si vrai que dans la langue des Latins, dont les civilisés se vantent d’être issus, le travail se nomme la négation du loisir (neg-otium)? Il est des civilisations de la fête pour la vie tout entière c’est les grandes vacances. Inutile de leur faire manger la pomme qu’un jour nous avons avalée : elle ne leur révélera que leur nudité. Nous aurons pour eux désenchanté le monde. Si leur malheur le veut, un jour ils regarderont les choses avec le même regard froid, le même manque d’illusion.

L’entreprise est déjà commencée. Les Celtes sont sevrés de mirage... cruellement! Ainsi de l’horizon, dont le sens s’est inversé depuis que les sauvages savent qu’il y a des Blancs et qui vivent, et qui visent. L’horizon c’était jadis le lieu des choses accomplies. Les servitudes, les maladies, les manques c’était l’en-deçà de l’horizon, l’espace clos d’un terroir de tribu. Mais par delà, derrière la vallée définie des larmes, il y a le pays enchanté. Un jour pour sûr de derrière l’horizon allait surgir... quoi au juste? Mais tout justement. Les enfantillages sont finis et ce que les Blancs appellent l’aliénation dans la fable. Les sauvages maintenant sont adultes et civilisés. Derrière l’horizon désormais c’est le champ de la mort, mais non point de cette mort réconciliée, qui n’est que l’autre face de notre vie, et où ceux qui sont partis errent dans les prairies vertes et l’amour apaisé, mais la mort bête avec 22 long rifle, du sang sur la poitrine et... plus rien après. Parce qu’aux vivants et aux morts on a tué l’horizon : après l’horizon de nos yeux tous les horizons se ressemblent, ils sont lourds et bourrés de morts et de Blancs précis comme des balles. Mais l’inquiétude n’exclut pas la lucidité, elle l’implique. la tentation première et fatale de qui cherche le salut, c’est le retour aux mythes d’avant la pomme (si l’on appelle ainsi le premier contact avec les Blancs). Vision bien intentionnée, mais d’aventure plus meurtrière que le franc appétit du loup : lui du moins éveille la vigilance. L'Éden se meurt! A vouloir à toute force le maintenir dans l’espace irréel des authenticités controuvées (il n’y a plus d’authenticité que dans les nostalgies de certains livres d’Occident) on efface plus radicalement : en mythifiant de bon sauvage on mystifie tout le monde, y compris lui! On ne ressuscite pas les horizons perdus. Ce qu’il faut c’est définir les
horizons nouveaux. Pour cela on ne peut pas se substituer aux sauvages agressés, on ne risque que de légitimer l’agression et la rendre plus efficace. Le plus grand service que l’on puisse rendre aux ethnocidés en puissance, c’est de s’abstenir de les civiliser et définir pour eux leur bonheur. Le problème qui se posera dans un deuxième temps est celui de la définition de leur “être ensemble” parmi les hommes, il faut ajouter : parmi tous les hommes, et la distinction est essentielle. Car le problème n’est plus désormais celui des seuls “autres”, confrontés au risque de leur disparition et en tant qu’autres, (et quelquefois de leur disparition tout court). Il est celui de la conjonction des porteurs de différences, qui pour une fois ne chercheraient pas à les résoudre par la réduction, car la réduction est porteuse de mort pour tous : les réduits bien sûr, mais aussi les réducteurs. Quand une tribu australienne abdique par le fait d’une violence concrète ou symbolique, ce ne sont pas les Maoris qui sont diminués, c’est l’humanité tout entière qui a subi une irréparable perte. Par chance le siècle qui a sécrété le poison a aussi produit l’antidote. Depuis un demi-siècle nous avons mué et assez pour que les hommes prétendent décider du visage et du sens à donner à leur existence, plutôt que d’en subir comme jadis les absurdes conditions. Quatre cents ans après la mort des Aztèques nous mourons encore nous tuons aussi, mais la nausée, la colère et le rêve informent de plus en plus nos gestes et jusqu’à notre façon de mourir.
                                                                                                                            Ait-Yenni. Avril 1972



vendredi 29 juin 2012



Les 22 de timeghras
            Les22 lauréats du village de Timeghras, niché au pied Djurdjura, , ne sont pas près d’oublier ce 29 juin 2012, où, ils ont été honorés. La cantine de l’école primaire Kacha-Akli s’est transformée  en un lieu festif où, lauréats de la 5e ont été les stars.
            Les parents d’élèves ne pouvaient pour tout l’or du monde manquer la cérémonie offerte en l’honneur de leurs enfants. La fierté se lisait sur tous les visages. La chaleur caniculaire de ce jeudi n’a pas dissuadé les parents d’assister à cet événement. Le mérite de ce rassemblement convivial revient au directeur de cette école et à quelques bienfaiteurs,  qui ont pris l’initiative d’encourager tous ces enfants qui, au prix de grands sacrifices, ont réussi leurs examens. Bien sûr, la fête n’aurait pu avoir lieu sans le concours des bienfaiteurs, qui par leurs dons ont fait le bonheur des enfants avec des cadeaux à caractère pédagogique, et ce, grâce à la générosité de quelques villageois. C’est surtout une fierté de voir que son village continue de former les futurs cadres de demain. Tout le monde présent à l’unisson émis le vœu que cette initiative demeure pérenne.
                                                     Gloire aux 22 d’avant novembre 1954                                                
                                      

dimanche 24 juin 2012


Pour la première fois une tempête solaire représentant cinq fois la taille de la Terre a été filmée. Cette tornade a été capturée en image par l’Atmospheric Imaging Assembly (AIA) de la sonde SDO (Solar Dynamics Observatory).
Grâce à l’Atmospheric Imaging Assembly (AIA) de la sonde SDO qui permet de prendre des photos de l'atmosphère solaire sur 10 longueurs d'ondes toutes les 10 secondes, une énorme tornade solaire atteignant cinq fois la taille de la Terre a été filmée pour la première fois à la surface du soleil. Pour les scientifiques de l'Université d'Aberystwyth, "c'est peut-être la première fois qu'une telle énorme tornade solaire est filmée par une caméra". Et la séquence a de quoi impressionner.
Capturées le 25 septembre 2011, les images diffusées i lors d’un meeting d’astronomie à Manchester. Elles montrent les mouvements des gaz surchauffés qui peuvent atteindre des températures comprises entre 50.000 et 2 millions de °C. Sur les clichés, on constate que la base de la tornade apparait comme une spirale ascendante qui jaillit dans la haute atmosphère solaire à environ 200.000 kilomètres sur une période d'au moins trois heures. Son déplacement est ainsi au moins deux fois supérieur à celui des tornades terrestres les plus rapides qui soient.
Mais contrairement aux tornades qui ont lieu sur Terre et qui sont générées pas des phénomènes de cisaillement des vents, les tornades de plasma du soleil, elles, sont façonnées par un puissant champ magnétique. Celui-ci s’accompagne parfois d’une éjection de masse coronale, des particules accélérées projetées à très grande vitesse dans l’espace depuis la couronne solaire. Des phénomènes qui ne sont pas rares en ce moment alors que l'activité de notre Soleil s'est intensifiée ces derniers mois

mercredi 13 juin 2012


Cinquante années entre les gypaètes et les acarpes.




                                                   « Mon frère, tombé au combat il y a maintenant trois ans, n’est il donc lui aussi qu’un amas d’os à convictions ?je pensais que ma mère et mon impotent de père avaient plus d’affection et de considération pour lui. Je pensais qu’il existait, dans un recoin plus délicat de ces rugueuses enveloppes montagnardes, des amours véritables qui pouvaient résister à la folie exhibitrice et charognarde qui avait animé soudain des humains à l’endroit des êtres qu’ils avaient parfois le mieux aimés. »               Tahar djaout : les chercheurs d’os

           


Cinquante années viennent de passer. Oui, on est satisfait et heureux. Tout va bien. Les martyrs le sont –ils la haut au paradis ? Ne sont ils pas malheureux et blessés à cause de ce que nous prétendant faire pour se souvenir d’eux ?

           Ce cinq juillet 2012 nous allons chanter, danser, faire semblant de croire à leur combat qui a payé. Nous allons repartir les quelques os qui se trouve à la mosquée du village à parts égales entre les villageois ; et chacun les mettra dans son salon de manière à les exhiber à chaque occasion où on se sent inutile dans cette liberté qu’ils on payé de leurs vies. Oui  «  j’ai un os de chahid chez moi donc je suis ».
         Depuis des années, les os de chahids constituent un prélude plutôt cocasse à la débauche de papiers, certificats et attestations divers qui  font leurs lois intransigeantes.  Malheur à celui qui n’a ni os ni papiers à exhiber devant l’incrédulité de ses semblables.
        Chers  martyrs on fêtera ce cinq juillet comme on se le doit. Juste ne revenez pas cette semaine ni ce mois ni cette année … revenez de préférence après notre mort, comme ça on ne se croisera jamais ni dans cette vie, ni dans l’au-delà. Comme ça, on n’aura pas de compte à vous rendre. Comme ça nous, on n’aura pas vécus pour vous…
        Ce cinq juillet, l’apothéose du martyr verra des festivités qui feront parler, non pas de vous, chers martyrs, mais des organisateurs. Oui, des vivants dans un coma carus qui doivent prouver leur existence tout en faisant semblant de parler de vous.
        Oui, ces vivants qui n’arrivent à rien faire à la longueur pour apporter quoique se soit de bien à leur quotidien.




                                « On dit chez nous, de quelqu’un qui  ne réagit pas aux évènements, que dieu le fera renaitre âne dans l’au-delà. C’est sans doute la une dure condition. Mais, pour la situation présente, je ne vois nullement de différence entre notre âne et nous. C’est lui qui porte le fardeau, mais le véritable poids du squelette est sur nos épaules et dans nos têtes. »
 Tahar djaout : les chercheurs d’os
     
  


En démocratie, les intellectuels ont le devoir de veiller à ce que toute personne se retrouvant gouvernant ne dépasse ses prérogatives en utilisant des symboles pour leurs propres gloire peinée par le décès de celle qui a laissé derrière elle le dernier message « on est toujours debout ».En attendant le 5 juillet 2012 et ce qui se fera, j’ai bien peur que ce jour là  c’est la mort de nos martyrs que nous allons pleurer tout en disant « heureux les martyrs qui n’ont rien vu » .
« ma tecfam a yigudar     Fellawen iadda lakhrif …»
Nekkini kan.

jeudi 17 mars 2011

En solidarité avec ayamun.com

Aḥric amezwaru ixef amezwaru n wungal « NADAM UḤËEQQI » n Mulud At Mɛmmer, asezger sɣur Mohand Ait-Ighil Ababat Kulci yebda-d s tmeslayt ɣef diminu yekreh Urezqi, ma d gma-s, Sliman, yefser-d tiḥjurin ɣef teblaḍin n tejmaɛt. – Lgirra-ya d lfal yelhan i yimeɣban. M’ara d-ireɣ kulci, m’ara yedrem kulci, m’ara d-ihubb waḍu d ssiḥqa a d-glun s kra yellan, imar ddunit a d-tɛiwed talalit d tazedgant. Kulci a d-iɛiwed s wadda. Am akken d diminu: a texleḍ, yal wa ad yeddem tiḥjurin-is. – A teqqimeḍ d igellil, am tazwara. I s-yenna Arezqi. – Xaṭi, a gma, nestanes aṭas, deqs-aɣ, tura d nuba yigellilen ad zhun. Aql-aɣ deg useggas 1940. Lgirra terna-d ɣef tallit irekden, imdanen am yiqeslalen bdan asebrurez wawal ɣef liḥala i sen-d-yezzin. Am axir gar tallit n lgirra neɣ tin n talwit? Yif ma rebḥen wiyi neɣ wihid? Acu ara d-ğğen i nekni? Deg waṭas n tikkwal, imdanen zgan-d d rray n Sliman, anagar xali-s Tudert d Urezqi. – Ilaq a nesirem rbeḥ i wiyi. I s-yenna Tudert (i Yifransisen i wumi isawal Wiyi). Qbel-nsen ur neksib la ṭebbat, la abrid, la lakul: nedder am lewḥuc deg teẓgi: win iɣelben gma-s yečč-it. Zik dɣa, asmi xali-s Tudert yenzef s ccer am medden d tirni, yella d aceqlal; yal ass deg tejmaɛt isawal i yinselmen ad ffɣen ɣer lğihad. Ttağğan-t ad imeslay, ẓran d lehdur ur nesɛi lmeɛna, d llaẓ i t-id-isenṭaqen. Asmi iferten, yuɣal yettḥadda deg wid isellex zik tal tameddit. – Amek a xali Tudert, i t-yesteqsa Sliman, anaɣ lḥerma, lḥerma ɣer leqbayel tugar kulci, tugar talwit, agerruj… tugar tudert… tugar ula d lmut. Din din Arezqi yecmumeḥ, yenna-d : – Lḥerma d awal kan. Am uwessar, Tudert isuɣ-d: – D ciṭan i d-yettmeslayen deg-k. a k-yexzu Rebbi yenɛel-ik. Arezqi, yerra-yas-d awal: – Rniɣ-ten i kečč, am Rebbi am ciṭan. Irgazen yeqqimen din deg tejmaɛt am yiwen, zdin-d lqed ɣef tikkelt, ad wwten Arezqi. Tudert d kra yemɣaren kkren-d gren-d iman-nsen a t-ḥadden. Deg umceqlel i d-yellan, Arezqi yenteg syin seg tejmaɛt am yifeṭṭiweğ. Deg yiḍ, yiwet terbaɛt n lɛeqqal n taddart Iɣzer, terza-d ɣer ubabat akken ad tesuter deg-s ad yeṭṭef mmi-s ur yettɛiwid ad yeğhel deg tejmaɛt, atan ad isefqaɛ Sellaḥ n taddart ad sɣaren tiliwa. Ababat yebda anadi ɣef mmi-s Arezqi di tal tama, yufa-t deg ufrag n lğameɛ. D ayen ur iqebbel laɛqel! Deg wexxam n win yenker. Baba-s yugi ad yemjadal yid-s din. Isawel-as a t-id-yeḍfer ɣer wexxam. Arezqi ur iban ma yuyes. – Cetkan-iyi-d fell-ak. Ass-a, temeslayeḍ-d zdat yemɣaren d yergazen iɛemren tajmaɛt. Nekk, nwiɣ ur tumineḍ ara yes-neɣ nella. Akka neɣ ɣelḍeɣ? Ababat yettmeslay-d, yezɛef. Maɛna yeṭṭef iman-is. Arezqi yerra-d awal i westeqsi fiḥel ma yeskadeb-d: – Nniɣ-d ulac Rebbi. Ababat yeɛkef-d tuyat-is am win yettewten s uwekkim ɣer uɛebbuḍ. – Ah! I yenna baba-s s wawal yexneq. Ahat tiktabin teɣareḍ i k-d-yemlan anect-a. Sefhem-iyi-d ṭra. Zdat n lmaɛqul, ula d Rebbi ur yezmir kra. Lmeɛqul yemmal-d… ur ẓriɣ ma tzemreḍ a tfehmeḍ. Ur tessineḍ acu-t lmeɛqul: tnekkrem-t deg wacḥal-aya, tudert-nwen tuɣal ur tesɛi lmeɛna, tuɣal d lkettan azulal. – Nekk, d baba-k. tzemreḍ a yi-d-tesfehmeḍ d acu-t, lmeɛqul-ik? – Ala, mačči inu, n medden d tirni… anagar imezdaɣ n Iɣzer. – Acu d-yeqqar lmeɛqul-a n medden. – Lmeɛqul n medden merra yerra Rebbi gar sin yiberdan ur yezmiren ad myagrent, ttwit, yettwaṭṭef deg txeffett... Arezqi yuɣal d wayeḍ, ha yekseb agrawal neɣ iseḥḥa wudem-is ur ifaq. Awalen-a i d-yuder i baba-s n mass Destouche, aselmad-nni awernaḍ[1] n Tasga, ɛla kuliḥal, baba-s ur yeẓri ansa i ten-id-yeffi. – Ur fhimeɣ kra, i s-d-yenna baba-s irekden dima. Arezqi yettkel, yumen ayen i d-yeqqar. – Ih, tesref fell-as, i s-d-yenna Urezqi akken iceɛceɛ. Asyax ɣer yidis azelmaḍ wayeḍ ɣer yidis ayeffus, ulac anda ara yerwel. – Mazal ur tefriẓeḍ lecɣal. – Tura a tfehmeḍ. Ccer yella? Err-iyi-d awal. Baba-s iteddu a s-yini: yella mi llan imdanen i k-yecban. Taswiɛt yeṭṭef iman-is. – Ih, ccer yella. – D anwa i t-yeğğan ? Ababat isusem. – Anwa d-yeğğan ddunit, sebɛa yigenwan, imceyɛen, tamsunt, imẓula, imusnawen, lmumnin? Anwa d-yeğğan tayri, lxir d ssmaḥ? – D Rebbi, i s-d-yerra awal baba-s. – Ğahennama, ciṭan, imeṭṭawen, lqerḥ d lmut, d anwa i ten-id-yeğğan? D Rebbi-nni yettsamaḥen. Acuɣer? Ababat yeqbel ad yeḍfeer mmi-s deg ubrid yeččuren d aluḍ anda i t-izuɣur mmi-s, alamma d taggara. – Akken cukkeɣ, yebɣa ad iɛeyyer imdanen… a d-ibeyyen anta i d tarwiḥt uḥeqqi… anda wi’ ẓriɣ… ur lliɣ d ṭaleb. – Ad iɛeyyer tirwiḥin n yemdanen? Ha ! Ha ! Wa d aqesser. Ur yuḥwağ ad yexdem anect-a, anaɣ yelha. – Ad twalem, akken ddunit a temmed ilaq ad yili ccer. – Ha ! Ha ! Dayen, tesref txeffett! Tettwaṭṭfem deg-s am kečč am Rebbi-inek. – Rebbi n medden d tirni, i s-d-yerra baba-s, am lmeɛqul-inek. – Akka ih; tura dɣa dayen twalaḍ, yella cɣel d amilaq ur nezmir ad yerwel fell-as ula d Rebbi: d kečč i t-id-yennan. Cɣel-a amilaq yugar Rebbi. Rebbi ur yelli d bab n lqedra ɣef kra yellan… ihi ?… – Ihi… ? – Rebbi-ya d ameɣbun, mi iseqdac lbeɣḍ akken ad yerwel i yilem, neɣ yettaqqal ur yezmir i kra m’ara yerwel i lbeɣḍ. Kwik, kwik! Tesref txeffett. – D aya? I t-yesteqsa baba-s. – Xaṭi. Tura ur nesɛi lweqt akken a k-d-sfehmeɣ kulci. Ass-a, ilaq a d-tawiḍ lexbar, ccer yellan tura yettḥasab Rebbi. Da, ababat yebda asali deg ssut n taɣect-is : – Deg laɛmer-a tesɛiḍ, d udem-a n teqcict, ur ẓriɣ anda twalaḍ ccer?… – Anda terriḍ yezga. Limer lmektub iserreḥ-ak a t-tettwalaḍ ddunit… – Deg ddunit temyagreḍ keč, ay amednub. – Xaṭi, nek, ɣriɣ deg tektabin. – Acu teɣriḍ? – Ulac Rebbi. Ababat yeffeɣ-it laɛqel. Iruḥ a d-yawi abeckiḍ-is. Arezqi idebdeb s tugdi, yemderkal d tqerniyin d yiqeccucen yezgan zdaxel wexxam mi d-iheyya iman-is ɣer trewla; tura yeẓra yesgernen baba-s, ulac acu ara t-id-yerren ɣer leɛqel-is. Yebda yettsuɣun : « A lmumnin, ttwaneɛleɣ, yexza-yi Rebbi s tarwa-w, ilaq ad rejmeɣ ciṭan ! » D Tamaẓuzt, uletma-s tamectuḥt, i d-yeddmen tazzert, tesbedd-itt ɣer tɣalaṭ wefrag, ansa ineggez Arezqi ɣer berra. Mi d-yeɣli ɣer lqaɛa, iluɣzem deg tewleẓẓit-is. Udem-is yenbeddal sifa s lqerḥ. Yezger abrid, isuref ɣef yiwen usettuf, yiwen ufara, d usettuf nniḍen, s wamek i d-yewweḍ ɣer yiwet teksart yebda asubbu am win yegrarben; tal tikkelt ara iger asurrif yettḥulfu s lqerḥ deg tewleẓẓit, zun sentayen deg-s tisegnatin seknunufent… Mi yewweḍ idis nniḍen, yebra i yiman-is ɣer lqaɛ s taẓit. Anagar yennul akal, yesla i ssut yettiẓif nnig uqerruy-is, ur yeẓri acu d-isusuf ubeckiḍ n baba-s, ma d aldun, neɣ d rrec neɣ d tirsasin. Tura yeɛqel, ssut i d-yettlaḥaqen d win n tirsasin. Yessen baba-s yettrami nezzeh. Baba-s, yeqqar : Ur ttamen a lǧid ilisen ar d-tekkeḍ iɣeẓran yes-sen. Arezqi, asmi meẓẓey, ulac win ara icukkten ad yaweḍ ɣer lecɣal am wiyi : ssifa-s am tin n teqcict, tafekka tejḥed d tamɛuct : « Ass-a ihubb-d waḍu, qqnet Arezqi, sɣa a t-yawi. » Akka i yesqecmiɛ fell-as gma-s Muḥend. Maca ulac aḍu isawḍen a t-yawi. Xsara! Dili ur d-yesrusu aɣunzu yimezdaɣ ɣef yimawlan-is. Deg taddart-is Iɣzer, ulac lakul, tella di Tasga, anda ceyɛen Arezqi yettili d yiwet temɣart, d uletma-s yemma-s, akka ad thennin deg-s. Ẓran ur yesliḥ i kra, tikkwal m’ara s-fken rebɛa neɣ xemsa tɣeṭṭen a tent-id-yeẓẓeg, yettuɣal-d allen zeggaɣit s yimeṭṭawen; tuɛer fell-as tuẓẓga. Arezqi, yettuɣal-d ɣer Iɣzer deg tallit wesgunfu. Segmi ara d-yaweḍ netta d tiɣimit, ur suturen deg-s wayra mi ur yessin kra. Ula d netta ur yettɛettib ara: yuɣal am tɣawsa, senqalen deg-s seg tqernit ɣer tayeḍ. Win yuḥwağen amḍiq anda yeqqim Urezqi, fell-as a t-yennal deg tayett, win ad yekker. Yemɛen dayen kan, ayen tebɣuḍ in’as-t, a k-d-yerr s wawal «ih». Yettseḍḥi s yifassen-is yecban wid n teḥdayt, ur nerfid tazzert neɣ idɣaɣen ad yekreb yes-sen. Asmi d-yelha, yesnulfa-d axeddim i t-ilawmen. Yeɣar-d yettarra tira i tibratin i d-uznen iɣriben seg tmurt taberranit. Yettqam s uxeddim armi yuɣal d Arezqi n taddart d tirni, sawalen-as: Arezqi-nneɣ. Ababat yefreḥ aṭas mi yuɣal Arezqi d amusnaw deg taddart, d mmi-s n medden akk. Tikkwal akka, ad isukk afus-is ɣef wammag n mmi-s, am wakken a t-yewwet, ɣas akken yettmuqqul deg wudem d usekkud n Urezqi tezḍa fell-asen lḥenna. Ladɣa ababat, d azlag kan i s-izelleg ammag Segmi s-sawalen Arezqi n medden, imezdaɣ ttun isem n teɛrift ansa i d-yeffel, Arezqi wat Wandlus. Γer luğuh n lɛacra, mi d-ttuɣalen ifellaḥen seg yigran, tullas seg tebḥirin, arrac seg yiɣeẓran nehren-d lmal, isawel-as-d baba-s ɣer wučči. M’ara ixus Muḥend neɣ Tamaẓuzt, at wexxam ttrağun deg-sen, ẓran acu ten-yeṭṭfen. Ma d Arezqi, yiwen ur yettayes fell-as : a tafeḍ yettaru tabratt i yiwet deg tuğğal n taddart neɣ iɣar taktabt i d-yewwi seg Tasga. Ababat yettsuɣu fell-as m’ara iwali qrib a d-fflen yiḍarren-is seg ccwari. Yiwet tikkelt, yuɣal-d Arezqi s axxam, acekkuḥ meqqer, zun drus tudemt-nni yecban tin teqcict, armi s-yerna tekmel ucekkuḥ. Baba-s yerfed aɛekkaz itaseɛ-as s tiyiti ɣer uɛrur. Neɣ asmi d-yegla seg Tasga, s tespadriyin, akken a tent-iles deg taddart Iɣzer, yufa-d sebba i baba-s belli ur yezmir ad yeddu ḥafi ɣef yedɣaɣen. Ahat, ɣef lğal-is, imawlan-is a s-xedmen lemziya, a d-aɣen tispadriyin i wiyiḍ – maca, acu ara qqaren at taddart, m’ur lsin arkasen m’ur ddin ḥafi, am nutni. Ass-nni, ababat ur t-iḥuseb ara aṭas, yefka-yas aserdun-nni yuɛren deg wexxam, isendeh-it a t-id-yessew. Aqcic, ma yeɣra, yesrusu-d anezgum ɣef yimawalan; iteffeɣ i lɛada n taddart. Lakul ur iselmad tirugga, ur t-id-yettarra d amusanaw, ihi acuɣer ara iruḥ? Baba-s ur yeẓri. lecɣal-an tɣuei, qqomen-d i xalti-s-nni n Tasga yakk d uselmad. Arezqi yerbeḥ sertafika, iqeddem ɣer Tizi Wezzu ad ikemmel taɣuri. Yeffeɣ-d d amezwaru deg umzizwer ukeččum. A twalem d tuḥerci-ya deg tɣuri i s-icuffen aqendur armi yenker Rebbi. Acḥal wussan, anda terriḍ deg taddart Iɣzer, ama deg tebriṭin neɣ deg tala, yucaɛ wawal ɣef lujeh isuffeɣ baba-s fell-as. Armi tezri tallit meqqret s wamek faqen imezdaɣ n taddart Iɣzer, d Arezqi i d sebba waṭas yir-tlufa yeḍran fell-asen. Tarsast-a d akurbec yenhezzen adrar. Ababat inejbar-d s axxam deg yiḍ, akken ur t-yeẓẓar yiwen. Yeḥmed Rebbi mi yezgel mmi-s, yefreḥ mi t-yeqceɛ. Yewwi-d lexbar lecɣal mazal ur frin, ɣas yetlef-it akkin. Amek ara imeslay d uselmad-nni n Tasga i yerwin axemmem i Urezqi? Ababat ur yessin tafransist, aselmad ur yessin taqbaylit. Imekta-d Komisar. Komisar, d ameqqran n tedbelt, deg Tasga ɣur-s cciɛa am uselway n tɣiwant. Ikafriwen-a, ttmeslayen yiwet tutlayt, axemmem-nsen daɣen d yiwen. Deg wacḥal-aya segmi ababat yebɣa ad yemlil d Komisar. Muḥend, mmi-s ameqqran, yuḍen lberd, yeğğa-d tlata warrac. Yenṭeḍ deg-s seg lluzin Renault di Paris. Paris di Fransa, Komisar d afransis, ihi d lḥeq ad isuter apansyu i Muḥend, ɣas ulamma drus kan akka, drus-nni yugar ulac. Yella daɣen Sliman, ilemẓi deg twacult, ur nekcim ɣer lakul. Ababat isarem a s-d-yaf amḍiq uxedim di lluzin n Renault. Ma d Muḥend ijerben axeddim deg lluzin n Renault, yenna i baba-s ad iceyyeɛ mmi-s ɣer lmut... «Teẓriḍ, a gma abezṭuḥ, yif ma yemmut yiwen s ufus-is wala s tuḍna-ya n lberd.» Yettbeddil wudem n Muḥend m’ara d-imeslay ɣef lecɣal-a. Baba-s, ma ibeddel rray, ad isirem ahat Komisar ad yeqbel ad isekcem Sliman ɣer lakul ad iɣer akken ad yelmed ssenɛa umassut. Muḥend yesteqsa baba-s: – Acuɣer ara iɣer akken a d-yeffeɣ d amassut? Ababat ihuz tuyat, ur yeẓri ayɣer. Yerra-d awal yettel-d deg tuttra : – Anaɣ lebni d axeddim yelhan? Tusut teṭṭef Muḥend armi qrib a d-yeddu wul-is, mi yeɛreḍ ad yeḍs, s taḍsa usqecmeɛ ɣef baba-s: «Ihi tenwiḍ nettextir axeddim. Anaɣ nxeddem akken ur nettmettat s ccer. Ihi tenwiḍ Komisar yettakk-d rray i tarwa yimeɣban. Komisar ibedd ɣef uqerruy tɣiwant; twalaḍ acḥal n Slimanat d dderya yimeɣban yellan deg tɣiwant n Komisar? D luluf. Ihi, deg nniya-k tura, Komisar a d-isilleɣ luluf yimassuten? – Labud d lwağeb ɣef kra win yellan ad yesnuzgem ɣef twacult yimeɣban. – Yella Rebbi ! Tarwa yimeɣban ɣur-sent Rebbi. Ababat yeḍsa. Iḥulfa s Muḥend yebda ikeffer… am wayeḍ : netta daɣen! Ur yezmir a ten-ineɣ d tirni. Yerna wa yuḍen. Deg yixef ubabat, tilufa frant: Wid i d-yuzen Rebbi ad seddun lecɣal, ur zmiren ad ttun tarwa yimeɣban. Syin ara d-yekk lmektub-nsen yelhan. Yesleḥ ccɣel win iqeddcen akken ad isefreḥ ameɣbun, neɣ imdanen s umata. Ccɣel yemdanen-a yugar win ixeddmen deg lluzin. Acu ara ternuḍ ma yextar-ik Rebbi akken a tesferḥeḍ imdanen? Muḥend yeṭṭef taḍsa sɣa a d-yesker tusut. Ababat yekfa lecɣal, dayen: Asm’ara yaweḍ Muḥend leɛfu Rebbi, a d-yeğğ deffir-s tameṭṭut d tlata n dderya, sin warrac d teqcict, akken i d-temmal lɛadda, Arezqi ad yezweğ d Mekyusa, tağğalt i d-yeğğa gma-s ameqqran. Arezqi ad yuɣal d aselmad, Sliman d amassut. Ata amek ara d-isenser iman-is seg tgellelt i t-id-ineṭṭḍen settin yiseggasen-aya. Ladɣa lmektub yeḍfer-d leḥsab yexdem ubabat. Ass n lğemɛa, deg ssuq, yusa-d ɣur-s yiwen wemnay, ixebber-it belli isawel-as-d unedbal[2]. Ababat yedda deffir wemnay. Yeẓra, anebdal a s-d-yezwir ameslay ɣef lujeh isuffeɣ. M’ara a t-isefhem acuɣer isuffeɣ lujeh, a d-iḥuc ayen d-yeqqim deg tallit n temlilit, a s-yeḥku ɣef uselmad n Tasga iserwalen mmi-s ɣef webrid lmustaqim. A d-yernu awal ɣef sin n dderya nniḍen: Muḥend d Sliman.

samedi 29 janvier 2011

YENNAYER OU LE JOUR DE L'AN BERBERE


Azul fellawen
Juste pour faire sortir le calendrier berbère de l’histoire du poulet et du couscous et ce qui s’en suit, voila quelques détails sur l’histoire du jour de l’an berbère et de chachenaq.


La XXIIè dynastie « libyenne » (945 – 715)




 Chechonq 1er

Durant cette période troublée de la XXIè dynastie, des tribus libyennes, les « Machaouach », s'infiltrent en Égypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta. Vers 950, Chéchonq I, qui hérite du trône, n'est autre le général en chef des armées et le conseiller du roi dont il a épousé la fille Maâtka Rê. La religion subit de plein fouet l'influence berbère. La déesse chatte Bastèt, qui devient la grande déesse nationale, est associée à la déesse lionne Sekhmet. Le nouveau roi berbère fait ériger à Thèbes un nouveau temple à la déesse Bastèt. Le culte des idoles prend le pas sur le culte d'Amon. Chéchonq I fonde la XXIIè dynastie, « libyenne » dont la capitale sera Bubastis. Il confie à l'un de ses fils, Ioupout, les charges de Grand Prêtre d'Amon de général en chef des armées et de gouverneur de la Haute-Egypte et à l'autre de ses fils, Nimlot, le commandement d'Hérakléopolis. Le troisième fils, Osorkon I, héritera du trône. Une partie du clergé d'Amon se réfugie alors à Napata en Haute Nubie.
Chéchonq Ier tente de reprendre une politique d'expansion et, en 925, mène en Palestine une campagne victorieuse au cours de laquelle il pille Jérusalem. Il entreprend un programme de construction ambitieux dans le temple d'Amon-Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Égypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.
Osorkon II, petit fils de Chéchonq, s’emploie à contrôler le clergé d’Amon en installant son fils Nimlot à Karnak et confie à son autre fils Chéchonq la charge de Grand Prêtre de Memphis. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis et entreprend des travaux à Léontopolis, Memphis et à Tanis. Face à la politique expansionniste de l’Assyrie sous Assurnasirpal II et Salmanazar III, il participe à une grande alliance groupant Byblos, le royaume d'Hamath, Damas et Israël et remporte en 853 la bataille de Qarqar sur l'Oronte qui arrête la progression de l'armée de Salmanazar III. Les royaumes de Syro Palestine constituent le dernier rempart qui protège l'Egypte de la menace assyrienne. Sa succession ouvre une période de guerre civile et de chaos, rythmée par les luttes entre les clergés de Memphis et Thèbes. Les pharaons perdent peu à peu tout pouvoir en dehors de leur territoire de Tanis et Bubastis.
| 945 | 924 | Chéchonq Ier |
| 924 | 889 | Osorkon Ier |
| 890 | 889 | Chéchonq II |
| 889 | 874 | Takélot Ier |
| 870 | 860 | Harsiesis |
| 874 | 850 | Osorkon II |
| 850 | 825 | Takélot II |
| 825 | 773 | Chéchonq III |
| 773 | 767 | Pimay |
| 767 | 730 | Chéchonq V |

YENNAYER OU LE JOUR DE L'AN BERBERE


Azul fellawen
Juste pour faire sortir le calendrier berbère de l’histoire du poulet et du couscous et ce qui s’en suit, voila quelques détails sur l’histoire du jour de l’an berbère et de chachenaq.
La XXIIè dynastie « libyenne » (945 – 715)

Chechonq 1er

Durant cette période troublée de la XXIè dynastie, des tribus libyennes, les « Machaouach », s'infiltrent en Égypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta. Vers 950, Chéchonq I, qui hérite du trône, n'est autre le général en chef des armées et le conseiller du roi dont il a épousé la fille Maâtka Rê. La religion subit de plein fouet l'influence berbère. La déesse chatte Bastèt, qui devient la grande déesse nationale, est associée à la déesse lionne Sekhmet. Le nouveau roi berbère fait ériger à Thèbes un nouveau temple à la déesse Bastèt. Le culte des idoles prend le pas sur le culte d'Amon. Chéchonq I fonde la XXIIè dynastie, « libyenne » dont la capitale sera Bubastis. Il confie à l'un de ses fils, Ioupout, les charges de Grand Prêtre d'Amon de général en chef des armées et de gouverneur de la Haute-Egypte et à l'autre de ses fils, Nimlot, le commandement d'Hérakléopolis. Le troisième fils, Osorkon I, héritera du trône. Une partie du clergé d'Amon se réfugie alors à Napata en Haute Nubie.
Chéchonq Ier tente de reprendre une politique d'expansion et, en 925, mène en Palestine une campagne victorieuse au cours de laquelle il pille Jérusalem. Il entreprend un programme de construction ambitieux dans le temple d'Amon-Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Égypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.
Osorkon II, petit fils de Chéchonq, s’emploie à contrôler le clergé d’Amon en installant son fils Nimlot à Karnak et confie à son autre fils Chéchonq la charge de Grand Prêtre de Memphis. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis et entreprend des travaux à Léontopolis, Memphis et à Tanis. Face à la politique expansionniste de l’Assyrie sous Assurnasirpal II et Salmanazar III, il participe à une grande alliance groupant Byblos, le royaume d'Hamath, Damas et Israël et remporte en 853 la bataille de Qarqar sur l'Oronte qui arrête la progression de l'armée de Salmanazar III. Les royaumes de Syro Palestine constituent le dernier rempart qui protège l'Egypte de la menace assyrienne. Sa succession ouvre une période de guerre civile et de chaos, rythmée par les luttes entre les clergés de Memphis et Thèbes. Les pharaons perdent peu à peu tout pouvoir en dehors de leur territoire de Tanis et Bubastis.
| 945 | 924 | Chéchonq Ier |
| 924 | 889 | Osorkon Ier |
| 890 | 889 | Chéchonq II |
| 889 | 874 | Takélot Ier |
| 870 | 860 | Harsiesis |
| 874 | 850 | Osorkon II |
| 850 | 825 | Takélot II |
| 825 | 773 | Chéchonq III |
| 773 | 767 | Pimay |
| 767 | 730 | Chéchonq V |

KETCH DWI S ...